Le Douzien est-il un monstre
ou le monstre est-il un Douzien ?

C’est devant le bâtiment de la Compagnie de Krisegis, au soir du dimanche 21 Novamaire qu’avaient rendez-vous quelques volontaires pour une nouvelle aventure, car ne soyons pas compliqué, l’aventure peut se trouver à tout instant tant que le cœur y est.

C’est ainsi que Tahroy, Nilacina, Zaerya, Raven et To’ ont rencontré un maître bolet, créature que l’on aperçoit pourtant très rarement au sein d’une cité. Celui-ci venait s’enquérir de l’aide du groupe pour un problème qui concernait plus de personnes qu’il ne semblerait au premier abord. En effet, le bolet fit part au groupe d’une catastrophe écologique sans précédent. Un lac pollué non loin de leur habitat naturel et que cela aura des répercussions alarmantes si jamais personne ne décide d’agir. Le champignon vivant menaça le groupe d’une attaque massive des Bolets sur les villes, ne souhaitant plus vivre dans un monde où le Douzien n’apporte pas la moindre attention à la nature qui lui offre tant sans rien lui demander en retour. Il fallait éliminer le fauteur de troubles.

Une noble quête qui n’apporte ni gloire pour les grands, ni fortune pour le pauvre, seulement une preuve que la bonté existe toujours.
Et bien sûr, une fiole magique qui a le pouvoir de faire pousser de belles fleurs à l’endroit où le liquide est versé. La bonté existe toujours, mais il faut parfois aller la chercher par la peau des fesses. Le bolet enseigna au groupe une manière pour le contacter.

C’est ainsi que le groupe se dirigea dans les plaines de Cania, proche des landes de Sidimote, à la recherche du fameux lac. Après quelques minutes de fouilles, ils trouvèrent ce qu’ils cherchaient. Et même plus que ce qu’ils espéraient. C’était une véritable porcherie, de nombreux kolérats jonchaient les alentours, raides morts, un filet de bave verdâtre sortant de leur bouche, accompagnés de divers déchets des plus variés. Ils trouvèrent les affaires du malfaiteur, et dans le tas un contrat offrant un million de kamas à la personne qui exterminera les mulous des environs.

Néanmoins, toute cette saleté les mena droit en direction du lac pollué.
Un baril entier de poison plongé dans l’eau, d’autres posés sur la terre ferme attendaient d’être utilisés à leur tour tandis qu’un rat avait percé un trou dans l’un d’eux et se nourrissait du poison à foison jusqu’à l’arrivée des courageux nettoyeurs.
Le rat prit ses distances quelques instants, puis s’enfuit voyant que les gêneurs ne semblaient pas vouloir décamper de sitôt. C’est alors que le groupe s’activa pour sortir le tonneau de l’eau, tâche plus ardue qu’il n’y paraît surtout lorsque l’eau est polluée par un poison mortel.

Après avoir nettoyé le coin, nos amis de la nature décidèrent de chercher la personne ayant commis ces actes atroces et ils ne tardèrent pas à lui tomber dessus pendant qu’il versait une bouteille de son fameux poison dans le lac. C’est sans même prendre le temps de se justifier qu’il décampa, en marchant d’abord puis en courant après avoir vu qu’il était suivi par nos chers protecteurs de la nature. Mais il n’a fallu qu’un moment d’inattention pour que l’énergumène se fasse attaquer par un groupe de mulous empoisonnés.

Tahroy et les autres décidèrent de l’aider presque naturellement jusqu’à ce que ce cinglé se mette à attaquer sans distinction. Il va sans dire qu’il ne leur a pas fallu plus d’une menace pour que le pollueur subisse les représailles du groupe. Une moitié s’occupant des mulous, l’autre tentant de « contrôler » le cinglé. Le combat était gagné pour les aventuriers, jusqu’à ce qu’un mulou achève d’un coup mortel la personne que la quasi-totalité du groupe cherchait à capturer.

Les créatures et la cible vaincues, le rat fit une nouvelle apparition et offrit au groupe un trophée du kolizéum, en piteux état cependant bien que ce mince cadeau fit plaisir à quelques-uns.

Nos héros du soir appelèrent le maître bolet par la formule qu’il leur a enseigné et celui-ci apparu peu de temps après. Triste de voir l’endroit dans un tel état, mais ravi aussi de savoir que la personne qui a fait ça n’est plus de ce monde. Il offrit donc au groupe, comme promis, sa fiole en récompense que To’ conserve jalousement pour le moment, bien qu’il ait promis de la rendre prochainement.

Mais de cette histoire, il faut aussi retenir que la nature ne peut parfois se défendre toute seule et que chaque événement se produisant contre elle ne fait qu’approcher la fin du monde tel que nous le connaissons actuellement. Un monde sans pious pour nous réveiller le matin, sans fruits pour nous nourrir et sans fleurs pour nous apporter le bonheur.

Grotesque.


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